La WHS réclame l’arrêt de l’importation de peaux et de fourrures de chats et de chiens

(WINNIPEG) – La fourrure de chats et de chiens est utilisée dans la fabrication de nombreux vêtements et jouets importés; les Canadiens ne savent pas ou n’ont pas conscience que des produits chimiques très toxiques sont utilisés pour traiter la fourrure. La Winnipeg Humane Society (WHS) appuie les changements à la législation de façon à interdire l’importation de produits composés avec du poil de chat et de chien et incite les Canadiens à appuyer vivement une telle loi.

Cette semaine, Mme Anita Neville, députée de Winnipeg-Centre-Sud, a présenté une pétition comptant plus de 2 200 signatures à l’appui de son projet de loi d’initiative parlementaire C-439, la Loi modifiant la Loi sur les produits dangereux, de façon à interdire l’importation et la vente de produits composés de poil de chien ou de chat. Dans un même ordre d’idée, M. Bill Siksay, député de Burnaby-Douglas, a présenté un autre projet de loi d’initiative parlementaire à la Chambre des communes afin d’interdire la vente et l’importation de produits, composés entièrement ou en partie, de poil de chat ou de chien. Le projet de loi exigerait que les peaux d’animaux soient étiquetées et qu’on trouve sur l’étiquette la divulgation complète des types de fourrures, une législation semblable à celle en vigueur aux États-Unis. L’Union européenne a mis en place une telle législation il y a de nombreuses années.

Le président des États-Unis, M. Barack Obama, a récemment signé la Truth in Fur Labelling Act (loi sur l’exactitude quant à l’étiquetage des fourrures) afin de mettre un terme à l’importation de fourrures de chiens et de chats aux États-Unis. M. Bill McDonald, président de la WHS a déclaré : « N’est-il pas temps que le Canada passe à l’action et fasse cesser la pratique odieuse et cruelle de mettre en cage des chiens et des chats puis, une fois qu’ils sont morts, d’arroser leur fourrure de produits cancérogènes qui sera ensuite transformée en bordure de fausse fourrure pour les manteaux, bottes et autres articles canadiens? Il faut mettre un terme à l’importation de tels produits pour mettre un terme à la souffrance des animaux. »

Pour aider à faire cesser cette pratique odieuse, visitez le site de la WHS à l’adresse suivante : www.winnipeghumanesociety.ca/take-action (en anglais).

 

TROMPERIE, TORTURE ET TRAHISON DE CONFIANCE :
LA VÉRITÉ SUR L’INDUSTRIE DE LA FOURRURE DE CHAT ET DE CHIEN


Par Jenelle Petrinchuk


Imaginez plusieurs chats ou chiens entassés dans une toute petite cage, leurs pattes qui pendent à travers les trous du treillis métallique. La cage est jetée du haut d’un camion et tombe au sol, 10 pieds plus bas. Les animaux hurlent et gémissent, mais ne reçoivent qu’un puissant coup de pied d’un travailleur. Un des chats portent encore un collier et une plaque d’identité, preuve qu’il a déjà été un animal de compagnie bien aimé. Les animaux ont tous le même regard triste et gémissent de peur. Leur destin? La mort… pour leur fourrure.

Bien que ce soit difficile à accepter, c’est là une inquiétante réalité. Chaque année, plus de deux millions de chiens et de chats, des animaux qui ne sont en rien différents de ceux que nous chérissons à la maison, sont torturés, abattus brutalement, et dépouillés (parfois pendant qu’ils sont encore vivants) pour leur fourrure. Ce marché de quelques millions de dollars, implanté principalement en Chine, mais existant aussi en Thaïlande, aux Philippines et dans d’autres régions du Sud-Est de l’Asie, est viable à cause d’un étiquetage trompeur et de la demande mondiale de fourrures par les consommateurs.

La fourrure de chat et de chien n’est presque jamais étiquetée comme telle. La plupart des gens ne savent pas qu’il est possible qu’un chapeau de fourrure fait en « poils de lapin » devrait, techniquement, porter une étiquette sur laquelle on lirait « poils de chat » ou qu’une babiole de dix dollars ne portant aucune étiquette pourrait être faite de poils de berger allemand. Même la « fausse fourrure », qui peut sembler être un produit acceptable, pourrait être en fait une ruse de marketing.

La fourrure d’animaux de compagnie est utilisée dans divers articles, notamment la doublure de gants et de bottes, la bordure de vêtements, des couvertures et même des jouets ou des figurines. Il faut jusqu’à 12 chiens ou 24 chats pour fabriquer un manteau de fourrure pleine longueur. Ces manteaux sont fabriqués régulièrement et sont souvent exposés à côté de manteaux de vison ou de renard. Lorsque la fourrure est teinte et montée sur un article, il est pratiquement impossible de distinguer le poil de chat ou de chien de celui d’autres animaux. Ainsi, les commerçants de fourrures, sachant pertinemment que les consommateurs n’achèteront pas d’articles faits d’une fourrure que portent naturellement leurs animaux de compagnie bien aimés, apposent intentionnellement des étiquettes trompeuses sur les fourrures avant de les vendre et de les expédier. La Chine est le plus grand exportateur de fourrures au monde et n’a pourtant pas de législation sur la protection des animaux. Cela signifie que les animaux élevés pour leur fourrure ne sont pas protégés par loi et peuvent, légalement et publiquement, être abusés et torturés, simplement pour faire un profit.

En Chine, il y a des élevages de chiens et de chats dont la taille varie de quelques bêtes à des centaines. Les exploitations d’élevage sont insalubres et on ne donne aux animaux que la nourriture et l’eau nécessaire pour les garder vivants, mais suffisamment faibles en vue de leur abattage. Les animaux sont entassés dans des enclos où ils ont une vie courte et pénible. Ces élevages sont plus fréquents dans le Nord que dans le Sud du pays, où températures froides et enclos froids sont synonymes de pelage épais.

Par contre, souvent les animaux ne proviennent pas de fermes d’élevage; ils peuvent être des animaux abandonnés ou perdus, ramassés dans la rue. Parfois, des familles garderont quelques chiens ou chats à l’extérieur comme animaux de compagnie avant de les faire écorcher quand l’hiver approche. Elles peuvent vendre les peaux pour quelques dollars chacune au marché.

Une visite dans un marché de fourrures permettrait de voir quelques animaux qui portent encore un collier, triste preuve qu’ils ont déjà été des animaux de compagnie. On peut présumer que ces animaux ont été capturés ou volés par un commerçant en fourrures qui voulait en vendre la peau pour quelques dollars. Ironiquement, les principaux animaux de compagnie en Chine sont les chats à poils mi-longs ou longs. Ce sont habituellement les chats tigrés gris et orange qui sont élevés pour leur fourrure. Les déplacements sont horribles pour les animaux puisque, lors des longues excursions, il peut y avoir jusqu’à 8 000 animaux par camion, dans des sacs ou des cages contenant jusqu’à 20 animaux par cage. Souvent, des animaux vivants seront entassés dans un petit espace avec des animaux qui meurent avant d’atteindre leur destination… l’abattoir.

La majorité des chiens et des chats sont faibles et malades, ils gémissent de douleur ou de peur, ont des plaies ouvertes ou sont devenus fous après avoir été enfermés.

On tue la plupart des animaux en les pendant par les pattes de derrière ou par le cou avec un mince fil de métal. Un ouvrier les poignarde ensuite à l’aine ou à l’estomac puis attend pendant une très courte période, le temps qu’ils meurent au bout de leur sang. Lorsqu’il enlève la peau de l’animal, son principal objectif est de le faire en essayant d’arracher les plus grandes pièces de peau possible, pour en « optimiser l’utilité ».

Dans certaine fermes d’élevage ou tanneries, on bat à mort les animaux, on les asphyxie ou on utilise un boyau d’arrosage pour forcer l’eau dans leur œsophage jusqu’à ce qu’ils meurent noyés. Plus souvent qu’autrement, d’autres animaux entassés dans un espace très restreint n’ont d’autre choix que de regarder et d’attendre leur tour. Peu importe la méthode utilisée, il est fréquent qu’un animal soit toujours conscient alors qu’on lui enlève la peau. La Humane Society International (HSI) et la Humane Society of the United States (HSUS) ont des preuves vidéo et photo d’un berger allemand (l’une des races les plus utilisées pour récolter de la fourrure en Chine) qui est encore conscient et qui cligne des yeux pendant qu’un homme lui enlève la peau du visage. Par ailleurs, des enquêteurs ont trouvé une enceinte où des chiens morts sont suspendus à un crochet pendant que d’autres chiens, dans la même pièce froide, attendent de subir le même sort.

Il y a neuf ans, le gouvernement des États-Unis adoptait la Dog and Cat Protection Act of 2000 (loi sur la protection des chiens et des chats), qui empêche l’importation de tous les produits composés de poils de chien ou de chat. La fourrure de chien et de chat est difficile à détecter, mais il est possible de le faire au moyen de la spectrométrie de masse et des analyses d’ADN.

D’autres pays, dont l’Italie, la France, le Danemark, la Grèce, la Belgique, la Suisse et l’Australie, ont rapidement emboité le pas aux États-Unis et ont adopté des lois qui interdisent l’importation de fourrures de chien et de chat, empêchant ainsi leurs citoyens de soutenir inconsciemment ce commerce barbare.

Le 1er janvier 2009, l’Union européenne a adopté une loi semblable qui interdit le commerce des fourrures de chats et de chiens. Au Canada, en 2006, un projet de loi d’initiative parlementaire a été proposé pour modifier la Loi sur les produits dangereux de façon à ce que soit ajoutée la fourrure de chat et de chien à la liste des articles dont l’importation est interdite. Cependant, ce projet de loi a échoué lors de la dissolution du Parlement la même année, ce qui signifie qu’il est encore tout à fait légal d’importer et de vendre de la fourrure de chat et de chien au Canada.

Imaginez que l’on vole et tue sauvagement votre chat ou votre chien pour sa fourrure.

Au lieu de voir les chats et les chiens comme de simples « animaux », nous les considérons comme de loyaux compagnons, nos meilleurs amis, des membres adorés de notre famille et même comme des enseignants. Leur confiance envers les humains et leur nature indulgente sont parfois insupportables, lorsqu’ils remuent la queue, se frottent contre nous ou donnent un coup de langue à quelqu’un qui pourrait ne pas mériter autant d’amour. Les gens qui savent vraiment apprécier ces traits chez les chats et les chiens doivent se prononcer haut et fort.

Chaque année, plus de 40 millions d’animaux, toutes espèces confondues, sont tués pour leur fourrure. N’appuyez pas cette industrie, demandez aux détaillants locaux de ne plus vendre de produits composés de fourrure, n’achetez aucun article sur lequel il y a de la fourrure, et sensibilisez vos amis, voisins et concitoyens à ce commerce sans pitié.

Rappelez-vous que même si un seul animal a la vie sauve parce que vous avez choisi de ne pas acheter un article composé de fourrure, vous aurez eu une influence sur la vie de cet animal.

Consultez le site de la Winnipeg Humane Society pour voir la liste complète des sources utilisées pour rédiger le présent article.



PAWS IN MOTION 2012!

Click here to register now!

 

Meet Ron Burgundy
see more pets




Winnipeg Web Design